Bien que Québécois, jamais les origines italiennes du chanteur et guitariste Marco Calliari n’ont été aussi manifestes que depuis ce voyage en Italie qu’il a fait à 20 ans, véritable retour aux sources où il a renoué avec ses racines. Né de parents italiens, ce n’est pourtant pas la chanson napolitaine qui a d’abord fait le miel de cet oiseau rare aux goûts et talents musicaux des plus éclectiques. Il baignait pourtant dans l’univers de ces mélodies et de l’opéra au sein de la famiglia depuis l’enfance, mais en 1989, il a 14 ans, son choix se porte plutôt sur le métal hurlant ! Il fonde alors avec d’autres acolytes, le groupe Anonymus, une formation musicale parmi les plus intéressantes du genre au Québec. Mais en 2006, soit plus de 15 ans et cinq solides albums plus tard, il met fin à cette aventure musicale musclée pour se consacrer à une carrière en solo qu’il développe depuis 2003.
Ce retour aux sources sera révélateur pour lui d’un univers musical qui se déclinera naturellement aux thèmes de la famille, de la solitude, de l’amitié et de l’amour, mais dans une énergie plus près des Négresses Vertes ou de Bratsch que d’Eros Ramazzotti ! Des riffs trash aux décibels forte d’Anonymus, jusqu’aux chansons réalistes et affirmées qu’il chante en italien, il n’y a qu’un pas que Marco Calliari a franchi allègrement pour connaître, là également, un succès prometteur. Car ce qui relie ces deux pôles à première vue opposés, c’est le plaisir de faire la musique en groupe, et ce sens de la fête à l’énergie brute qu’il déploie comme une seconde nature à chacune de ses prestations.
En 2004, Marco Calliari plonge donc dans son aventure solo avec une poignée de complices des dernières heures qui, avec percussions, cuivres et autres instruments singuliers assurent avec lui les couleurs et atmosphères éclatées de sa musique. C’est François Lalonde (Jean Leloup, Lhasa de Sela, Dobacaracol, Mara Tremblay) qui signe la réalisation de Che la vita... (étiquette Cosa Nostra - distribution DEP), un album festif aux confins de la musique du monde, du jazz, et de la chanson à texte dont Marco signe les musiques et les paroles entièrement en italien. Marco Calliari est donc parmi les premiers à occuper cette niche, et son succès d’estime au sein de ses projets musicaux précédents lui ont conféré une place de choix dans le coeur des Québécois qui savent reconnaître un artiste authentique. Depuis sa parution en 2004, plus de 10 000 copies de Che la vita... ont trouvé preneur dans un bassin pourtant entièrement francophone.
Plusieurs tribunes auront fait une place à Marco Calliari, dont celle de Belle et Bum qui a même intégré la pièce éponyme de son album, Che la vita... à sa compilation maison qui regroupe aussi celles de plusieurs artistes reçus sur le plateau de l’émission à Télé-Québec. Depuis, pas moins de trois vidéoclips tournent sur les ondes de MusiMax. On a pu aussi le voir et l’entendre notamment aux côtés d’artistes tels Gianmaria Testa et Giorgio Conte, et plus près de nous, Monon’c Serge, le groupe World beat Colectivo, Nanette Workman, Lynda Thalie, IMA et Hugo Lapointe, pour ne nommer que ceux-là.
Mercredi le 12 juillet, 20h.
12$ en prévente, 14$ à la porte.